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Mercredi 14 janvier 2009
Les suites de l'incendie de la maison de paille autoconstruite de Lausanne
ont été marquées par une forte solidarité autour de nous (notamment au
travers de notre association de soutien), et par l'absence d'enquête de la
part de la "justice". Nous avons pu déterminer avec certitude que
l'incendie était criminel, ayant trouvé des traces d'hydrocarbures à
l'endroit où les personnes dormant dans la maison ont vu les flammes en se
réveillant (endroit éloigné du fourneau officiellement suspecté). De
nombreuses personnes ont soupçonné la police et les autorités d'avoir
commis l'acte, mais une seule personne à part les occupants a été
auditionnée, et l'"enquête" est suspendue depuis que la pression
médiatique s'est évanouie.

Nous n'avons pas construit de maison depuis, nous continuons à nous battre
pour nos espaces là où nous vivons.
Après avoir déblayé et nettoyé nous mêmes le terrain où était construite
la maison de paille, nous l'avons partiellement réaménagé, dans le but d'y
organiser des activités extérieures conviviales. En avril, nous avons
organisé une fête sur ce terrain avec une exposition sur le chantier
d'août 07, la maison, les réactions et l'urbanisme lausannois.
En juillet, un nouveau chantier a démarré dans le but de construire une
petite buvette en pisé, mais a été immédiatement interrompu par les
autorités, qui ont engagé une entreprise pour tout détruire, dès le
premier mètre carré de mur et les fondations.

L'engouement médiatique est évidemment totalement éteint, mais plusieurs
groupes nous invitent pour nous donner la parole. Nous avons participé à
plusieurs débats, où nous exhibons notre expo et présentons notre
histoire, en tant qu'acte subversif et expérience de lutte. Nous
travaillons depuis quelques mois à la rédaction d'un livre, qui doit
sortir dans le courant de l'année 2009.

Pour ce qui est de la technique de construction en bottes de paille, notre
expérience a eu un certain impact, comme l'a montré l'affluence (250
personnes) à la conférence du 1er mars où nous avons invité Werner schmidt
et Peter Braun qui ont construit plusieurs maisons individuelles en
grosses bottes porteuses en Suisse-allemande, en Allemagne et en Italie
(www.atelierwernerschmidt.ch). Depuis, quelques irréductibles
autoconstructeur-trices de la paille ont décidé de passer à l'acte en se
lançant dans la réalisation de leur maison individuelle, dans l'isolation
de fermes et d'habitats précaires ici et là. Un chantier festif a eu lieu
dans un éco-lieu du Doubs (http://geocities.com/ecodoubs/index.htm)...
Notre construction n'est bien sûr pas à l'origine de tout ça mais a
clairement donné un coup d'accélérateur, et a ouvert le débat au niveau
institutionnel et urbain.

La règlementation suisse, très frileuse lorsqu'il s'agit de matériaux
"subversifs" (hors des lobbies de la construction conventionnelle),
rechigne à valider ce matériau. Plusieurs projets d'habitat collectif en
paille n'ont pas passé la rampe administrative de la police des
constructions. Heureusement, les projets semblent se multiplier et nous
pensons qu'à force d'enfoncer le clou les autorités devront se résoudre à
donner leur accord. A Genève, l'agence d'architecture ATBA
(http://www.atba.ch/) défend, au même titre que d'autres matériaux
"refusés" comme la terre ou les isolations en herbe, une construction
écologique, intégrée et low-tech.

Une personne avec qui nous étions entré-e-s en contact, Jean-Marc Hazard,
a ouvert un forum internet: "le reseau des auto-eco-constructeurs suisses"
http://ecolosuisse.ning.com/
Nous continuons à diffuser un CD-rom contenant environ 150 documents sur
les techniques d'autoconstruction écologique et des textes politiques.

Lausanne, le 19.12.2008

feu le Collectif Straw d'la Bale
http://autoconstruction-en-paille.over-blog.com/
autoclausanne@no-log.org

Par strawdlabale
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Lundi 20 octobre 2008

DATE:

EVENEMENT:

 

 

24.08.07

Début du chantier

28.08

1er article dans 24Heures

visite de O.Tosato qui déclare soutenir la démarche

29.08(?)

Décision de la municipalité (à l'unanimité) que  la Maison de paille soit démolie "immédiatement"

31.08

conférence de presse du collectif d'autoconstructeurs (encore sans nom)

?

baptême du collectif "straw d'la bale" (apparaît dans l'article 24H des 1&2 09

04.09 (?)

interpellation de Y. Ferrari demandant que l'expérience puisse être menée sur un autre terrain

  • réveil à 7h du matin par un préposé de la Ville venant constater l'avancée de la démolition
  • rencontre avec S. Zamora

05.09

lancement d'une pétition de soutien

06.09

décision de la municipalité de ne pas utiliser la force immédiatement + proposition de rencontrer le collectif dans un délai de 15 jours

19.09

constitution d'un comité de soutien

25.10

municipalité décide de fixer un ultimatum de 20 jours au collectif pour quitter les lieux

06.11

présence au conseil communal: interpellation de Dolivo et une autre de Voiblet

10.11

inauguration

19.11

Recours au tribunal administratif contre l'expulsion

22.11

soirée de soutien au 2.21

29.11

présentation "officielle" du comité de soutien à la presse

01.12

manifestation de soutien

05.12

assemblée constitutive de l'association de soutien à la maison de paille

?

effet suspensif accordé par le TA, et ce jusqu'au 20.12

21.12

destruction de la maison de paille dans un incendie

28.12

plainte contre X de 2 membres de straw d'la bale, ce qui relance l'enquête pénale (24H du 22.01.08)

10.01

décision de la municipalité de renoncer à tout dialogue avec le collectif straw d'la bale

 

 

 

Par strawdlabale
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Mercredi 21 mai 2008

Bonjour,

dans le sillage de la maison de paille sauvagement construite à Lausanne l'an passé, nous voulons annoncer le plus largement possible les prochains chantiers participatifs et stages d'autoconstruction écologique, dont l'existence nous est connue.

Un chantier participatif c'est l'occasion d'aider tout en apprenant, contribuant à l'autonomie des groupes qui invitent, ainsi qu'à celle du-de la participant-e qui apprend. Plus largement, il s'agit de mettre en pratique une stratégie de socialisation du savoir, qui ouvre des possibilités en-dehors de l'aliénation du travail salarié.

Concrètement:

* du 6 au 15 juin *

Chantier festif à l'écovillage du Clos-du-Doubs (St-Ursanne, Jura Suisse), avec application d'enduits de terre sur murs en bottes de paille, et autres aides à la construction d'une maison écologique.
Informations et affiches au bas de l'article.
S'inscrire aux adresses e-mail indiquées sur les affiches.

* 31 mai et 1er juin *

Construction d'un cuiseur solaire parabolique, pour le terrain de César-Roux/ex-maison de paille.

Samedi 31 on va préparer les pièces (découpe, percements, pliage, soudure)

Dimanche 1er on va faire l'assemblage.

On verra si on arrive à finir, rassurez-vous on a déjà un jeu de réflecteurs, du métal récupéré et des outils! Les heures ne sont pas encore définies, annoncez votre participation à autoclausanne@no-log.org

* chantiers participatifs : murs de bottes de paille et enduits de terre *

L'Association Botmobil (France) organise plusieurs stages-chantiers par année, aide à la construction d'une maison en échange de la formation.
Formateur et formatrice très compétent-e-s. Dates des chantiers et autres infos sur www.botmobil.org

* Stages d'autoconstruction de fours solaire *

L'association Solemyo (Genève) vient de démarrer, forte de toute l'expérience de l'ex-Centre Neuchâtelois de Cuisine Solaire. Stages payants d'un jour d'où on repart avec son propre four solaire. Infos sur www.cuisinesolaire.com

* Cours d'autoconstruction d'installations solaires thermiques *

L'association Sebasol (Lausanne) donne un cours payant d'un jour, très complet, qui permet d'entreprendre l'autoconstruction de son installation solaire pour l'eau chaude ou l'eau chaude et l'appoint au chauffage.
Ensuite, l'association peut encadrer et certifier l'autoconstruction si on est en Suisse romande ou dans le Jura français. Dates et infos sur www.sebasol.ch

Voilà déjà pour l'instant!

Et vous pouvez toujours nous commander une copie de la nouvelle version du CD-rom "autoconstruction et techniques écologiques", en envoyant un mail à

autoclausanne@no-log.org

FAITES PASSER L'INFO !!!

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Et voici plus de précisions sur le chantier du Clos du Doubs:


Bonjour a toutes et tous,

voici quelques descriptions

un peu plus precises du deroulement

du chantier festif au Clos du Doubs,

si vous avez des questions n'hesitez

pas a nous contacter aux coordonnes

indiquees sur l'affiche, merci!

INSCRIPTIONS

Merci de nous communiquer les dates de votre presence. Participation financiere facultative .Si vous voulez voir le site de l'ecovillage
www.geocities.com/
ecodoubs/

CONFERENCES
Nous faisons un appel a des personnes souhaitant parler de leurs
experiences sur le theme des maisons en paille autonomes, ou bio-constructions

TRAVAIL
Nous faisons egalement appel a des personnes souhaitant encadrer des
petits secteurs.
Montage de murs en bottes de paille, enduits terre
. Construction d'un mur en brique de terre crue

HEBERGEMENT
Ferme d'Essertfallon, 3 chambres, roulottes, cuisine commune, wc, salle
de bains.
Possibilites d'amener tentes, hamacs, camping-cars,..
Prevoir matelas et sacs de couchage
. Prevu egalement des jeux collectifs pour adultes & enfants

Par strawdlabale
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Dimanche 18 mai 2008

A l'occasion de la fête buissonnière du 19 avril, nous avons inauguré une exposition présentant l'expérience de l'autoconstruction en paille de l'automne 2007. A travers une douzaine de panneaux, cette exposition retrace l'engouement, les actions et les enjeux qu'a suscités la démarche poursuivie par le collectif Straw d'la Bale.

Des textes de soutien ou d'analyse, des coupures de presse, des photos du chantier ou de la vie quotidienne, cette expo reflète la richesse et la diversité d'une expérience unique et étonnante. Il s'y est élaboré une véritable utopie concrète qui dénonçait les inepties et contradictions de la société de développement, révélées par le discours et les tergiversations de la municipalité de Lausanne.

Le jour de l'inauguration, plus de cent personnes ont déambulé à travers cette exposition tout en dégustant de délicieuses pizzas végétariennes ou végétaliennes cuites au feu de bois. Plusieurs visiteurs-euses ont pu proposer, sur un grand plan de Lausanne, où ils souhaiteraient que de nouvelles maisons de paille soient auto-construites, souvent à la place des hoerreurs urbanistiques qui se sont multipliées ces dernières années, malgré leur adéquation à toutes les règles et autorisations en vigueur...

Si vous souhaitez que cette exposition passe par chez vous, à l'occasion d'un festival, d'une action ou d'un autre évènement, n'hésitez pas à nous contacter à travers autoclausanne@no-log.org !

Quelques photos de l'inauguration:









































































































































Par strawdlabale
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Lundi 14 avril 2008

Si les murs de la maison de paille ont disparu, son souvenir demeure vif dans  les mémoires. Et les raisons qui ont poussé à son édification restent brûlantes d'actualité: spéculation immobilière, urbanisme de profit, saccage des richesses naturelles, extension du bétonnage du sol, exclusion des habitant-e-s des décisions les concernant, pics périodiques de pollution,...

Les solutions proposées par le collectif Straw d'la Bale à travers l'action directe de l'autoconstruction d'une maison en paille nécessitent plus que jamais d'être encouragées, développées et mises en pratique jour après jour par des actions collectives, joyeuses et déterminées!

Le samedi 19 avril sera l'occasion d'un double retour. Sur le terrain d'abord, symbole d'une démarche audacieuse et libératrice, soutenue et approuvée par une large frange de la population. Sur le passé ensuite, à travers une exposition qui invitera les visiteurs-euses ä redécouvrir le déroulement du chantier d'autoconstruction,  les soutiens, les réactions  et les rebondissements qui l'ont accompagné.

Ce sera enfin l'occasion de se retrouver pour tchatcher, manger, boire un coup et rassembler nos énergies pour poursuivre la lutte! Nous voyons pointer à l'horizon toutes sortes de métastases du développement urbain, économique et industriel, qu'il soit "durable" ou non. Venez partager vos idées et vos projets pour éradiquer ces fléaux qui rongent nos villes et nos vies!

Soyer les bienvenu-e-s:

15H: ouverture de la buvette
        atelier pizzas avec sound system solaire directe (amène tes CD...)

16H: vernissage de l'exposition sur la maison de paille

17H: apéro et dégustation de pizzas

18H: musique live- jazz manouche et cornemuse

LE SOIR: concert à l'espace autogéré (juste au-dessus...), programme sur www.squat.net/ea



Par strawdlabale - Publié dans : Prochains rendez-vous
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Samedi 16 février 2008
CONSTRUIRE EN PAILLE: UNE TECHNIQUE A LA PORTEE DE TOUS/TES

CONFERENCE avec WERNER SCHMIDT, architecte SIA
PETER BRAUN, ingénieur EPFL

SAMEDI 1er MARS à 15h
Gare de Lausanne
Salle des Cantons, entrée sur le quai 1

Plus simple et plus performante que les principes de MINERGIE P, la construction en bottes de paille est une méthode low-tech qui permet à chacunE de construire une maison écologique…

Werner Schmidt est un architecte grison spécialisé dans la conception et la construction de maisons en paille. Ces maisons, pratiquement autonomes en énergie et en eau, ont pour principal avantage d’être conçues avec un matériau isolant, pauvre en énergie grise, disponible localement, recyclable et bon marché.

Conférence organisée par l'Association de Soutien à la Maison de Paille.

Par strawdlabale - Publié dans : Prochains rendez-vous
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Jeudi 7 février 2008

Début décembre, un collectif de chercheuses et chercheurs publiait fort à propos le texte ci-dessous qui élargit le débat sur la légalité à des questions socio-politiques plus générales sur les fondements et les perspectives de notre société. Cette mise en perspective présente une analyse originale des mécansimes liés à l'autoconstruction en paille de Lausanne.

Le 24 août 2007 débutait la construction d’une maison de paille à l’avenue César-Roux à Lausanne, juste derrière l’espace autogéré. Erigée en un temps record, cette maison défraie aujourd’hui la chronique. Elle irrite profondément les tenant·e·s de l’ordre légal capitaliste, qu’il se prétende écologique ou non. Ce texte n’a pas pour objet de se substituer à la parole des occupant·e·s de la maison de paille. C’est le surgissement de cette maison de paille dans la grisaille quotidienne qui au contraire encourage à intervenir, à prendre collectivement la parole, à tâtonner, à déconstruire, à détruire, à construire. Et c’est d’ailleurs parce que les occupant·e·s ont une parole qui parle à nombre d’entre nous que leur action dérange tant ce brave pouvoir soit-disant très majoritairement de gauche. Sans cela, il y a belle lurette que la maison de paille aurait été rasée et l’ordre marchand durable et propre sur soi rétabli jusqu’à la prochaine révolte. C’est aussi les réactions hostiles de ceux et celles qui nous gouvernent qui nous poussent à avancer ces quelques réflexions.

De la même manière que l’on tente de nous faire travailler plus pour gagner moins, qu’on nous rackette légalement en exigeant de nous le paiement d’un loyer, on cherche à nous dépouiller des mots qui nous permettraient de remettre en cause l’ordre établi. Ainsi n’est-on plus exploité·e·s mais exclu·e·s ou alors collaborateurs/ trices d’une entreprise. Aussi devrions nous collaborer à notre exploitation. La démocratie participative, c’est tou·te·s collabos ! Le développement durable dans une société capitaliste,c’est toujours et encore le capitalisme.

Ce qui frappe surtout dans l’affaire de la maison de paille, c’est l’usage fait par les médias et les politiques du concept de « légalité ». Ayant épuisé le registre paternaliste du « c’est dangereux » habilement contré par les occupant·e·s, leur discours a passé par « c’est bien ce que vous faites, mais c’est pas légal » pour finir en « c’est pas légal » tout court. Une ultime parade avant l’envoi de la flicaille contre la maison de paille. L’écologie hors du cadre bourgeois dans laquelle ils la conçoivent, c’est finalement pas si bien que ça. Il n’y aurait plus qu’une seule forme de pensée, qu’une seule manière d’envisager la vie en société, régie par une légalité a-historique d’où les antagonismes et les conflits auraient disparu. Des divergences peuvent certes exister mais - pour être « crédible » aux yeux du pouvoir - uniquement dans le cadre du système. On nous répond qu’il faut changer la loi par des moyens institutionnels qui précisément ne permettent aucun changement et reviennent à légitimer ce que l’on combat. Que ce système soit capitaliste, patriarcal et raciste, leur importe peu. N’est-on pas en démocratie ?

 

Mais qu'est-ce que la « légalité » dans une société patriarcale, raciste et capitaliste ?

Ce panégyrique légaliste apparaît ainsi comme l’expression de la volonté collective, du bien-être général et de la paix sociale, dont toute l’harmonie serait brisée par des irresponsables tel·le·s que les constructeurs/trices de la maison de paille. Cet argument politique trouve sa force dans la mise en avant de la légitimité et de la neutralité des lois. Mais que cache un tel argument dans le contexte d’une société de plus en plus inégalitaire et discriminatoire? Par ce discours, on veut nous faire oublier : 1) que loin d’être neutre et universelle, la définition de la légalité est historique et sociale et donc tributaire de rapports de pouvoir; 2) que son interprétation et son application varient en fonction de la position des personnes concernées.

Si la légalité apparaît comme quelque chose de neutre et d’impersonnel, c’est d’abord parce que c’est là son caractère par définition, puisqu’elle correspond au type de domination « légale-rationnelle » qui s’est peu à peu instaurée dans le cadre des sociétés européennes capitalistes. Le contexte de la modernité occidentale, la construction de l’Etat-nation, la pensée de la rationalité et de l’individu, ainsi que l’émergence d’une économie de type capitaliste, ont vu naître non pas la fin des rapports de pouvoir, mais un nouveau type de domination dont la légitimité est fondée sur les lois, incarnées par l’Etat. Dans ce nouveau régime de pouvoir étatique-légal instauré au cours des 18e et 19e siècles en Europe, les formes instituées et légitimes d’assujettissement se sont étatisées: l’expression des rapports de force de la société se règle à travers une instance étatique qui a le monopole et la légitimité de la violence et de la sanction. Les canaux et modes de légitimation du pouvoir se sont simplement déplacés. Ils n’étaient pas effectivement neutres, et correspondaient notamment à la configuration des rapports de classe de l’époque, mais se fondaient sur une croyance dans la neutralité et la rationalité de l’Etat.

La légalité n’est donc pas un donné en soi, mais une construction sociale. Chaque société définit ce qui est légal ou illégal, ce qui fait l’objet d’une sanction positive ou négative. La légalité, ou au contraire l’illégalité, le « crime » ou la « déviance », dépendent ainsi de rapports de force dans une société donnée à un moment donné. La transgression ou le respect des règles (légales notamment), ainsi que la réaction sociale face à l’un ou l’autre comportement, doivent se comprendre à la lumière du fonctionnement de cette société. Dans une société comme la nôtre qui fonctionne sur la base de rapports de domination (de classe, de race et de genre), incarnés dans les structures de l’Etat et en particulier dans les lois, la définition et l’application des normes et des sanctions sont l’expression des intérêts du groupe dominant. C’est pourquoi le secret bancaire ou la spéculation immobilière sont légales alors que l’occupation de logements vides est illégale. Si les locataires, les sans-abri ou les squatters faisaient et appliquaient les lois, les banques et les spéculateurs seraient des hors-la-loi. Bref, l’on ne peut pas simplement s’en remettre à la légalité ou l’illégalité, faisant comme si cette valeur était universelle et neutre. Cela d’autant plus que nous vivons dans un monde où les inégalités, les discriminations et l’exploitation se renforcent sans cesse. La « légalité » capitaliste, patriarcale, raciste, coloniale peut aller très loin dans l’horreur. La légalité fait aussi partie des systèmes totalitaires. Les démocraties libérales ont instauré des systèmes discriminatoires et répressifs « légaux ». L’apartheid en Afrique du Sud était légal. La ségrégation raciale aux Etats-Unis aussi. Dans de tels contextes, ce sont des individus, groupes ou mouvements ayant recours à l’illégalité qui ont permis le changement. Ne l’oublions pas.

Qu’en est-il aujourd’hui? Comment allons-nous faire face au « légalisme » d’une société dans laquelle le pouvoir et la richesse se concentrent toujours plus? Rien n’indique que les choses vont être simples. Il est plus aisé de rappeler l’exemple du pasteur ou du garde-frontière cachant ou faisant passer des juifs fuyant l’Allemagne nazie; il est moins facile aujourd’hui de s’opposer à des renvois forcés de migrant·e·s. Cela peut actuellement nous conduire devant des tribunaux. Mais peut-être ces actes seront-ils encensés dans 50 ans? Combien de migrant·e·s seront refoulé·e·s, bayonné·e·s, frappé·e·s, tué·e·s... d’ici là, en toute légalité? Que doit-on dire et penser des organes et processus politiques suisses qui décident, par les mécanismes les plus légaux, d’appliquer le pistolet à électrochocs (taser) aux requérant·e·s d’asile et même aux enfants? Allons-nous laisser faire parce que c’est « légal »? Le réveil ne sera-t-il pas un peu tardif?

En se bornant à invoquer la légalité, on se coupe donc de l’analyse des rapports de pouvoir en amont de la définition même de la légalité. On évacue aussi la question de l’interprétation et de l’application des lois en fonction de ces mêmes rapports. Il existe ainsi une illégalité légitime: les salaires des femmes inférieurs de 25% à ceux des hommes, les affiches racistes de l’UDC (condamnées par le rapporteur spécial de l’ONU), la politique des deux cercles (héritage de celles des trois cercles, violant la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale), etc. Ainsi, face à l’illégalité, le laisser faire dans certains domaines et dans certaines sphères n’a d’égal que la « tolérance zéro » dans d’autres. Les pauvres ou les requérant·e·s

d’asile touchant l’aide sociale, les personnes à l’Assurance Invalidité (AI), et plus généralement en Suisse et ailleurs toutes les populations paupérisées sont soumises à l’intolérance et au contrôle permanent d’un Etat non plus social mais pénal. De Londres à New York, de Mexico à São Paulo et jusqu’à Genève, le petit délit est hyper criminalisé. Les mendiant·e·s, voleurs/euses, revendeurs/ euses de drogue, travailleurs/euses du sexe sont littéralement traqué·e·s. Sans compter que l’on ne cesse de produire de l’illégalité par le biais du durcissement des frontières et des lois en matière d’asile et d’immigration. Si les requérant·e·s et les étrangères/ ers souffrent certainement des attaques les plus virulentes et des situations les plus discriminatoires, la criminalisation s’étend. La polémique autour de l’illégalité de la maison de paille en dit long. La pensée critique, dans l’optique d’une mise en pratique, sera-t- elle aussi bientôt illégale?

Soyons tous et toutes des hors-la-loi et rêvons !

C’est parce qu’elle transgresse, que la maison de paille nous fait rêver. « Les lois et règlements valent pour tous » entend- on souvent. Elles sont les mêmes qu’il s’agisse de projets commerciaux ou non-profits. Pour mettre les lieux autonomes aux normes, il faut investir, pour investir il faut de l’argent, pour avoir de l’argent il faut entrer dans le système marchand. Les autorités demandent que soient suivies des procédures qui ramènent toute critique dans le giron de ce qui était originellement contesté. Les procédures que l’on nous demande de suivre ne sont jamais neutres. Elles normalisent. La maison de paille se positionne au- delà de la légalité/illégalité: dans l’utopie. C’est un exemple qui peut nous faire réfléchir plus largement sur notre vision du monde, sur celui que nous voulons construire. D’abord, leurs bâtisseuses/ eurs et habitant·e·s nous donnent une idée sur la manière concrète de se réapproprier nos vies et de décider ce que l’on veut vivre et comment. De construire nos propres maisons et nos propres normes. C’est une résistance qui va au-delà du mode d’habitat, c’est une résistance de la pensée à celle du « consensuellement légal ». C’est une manière de dire: « votre légalité est terroriste (pour l’environnement, les pauvres, les salarié·e·s, les migrant·e·s, les femmes, les handicapé·e·s, les locataires...); nous choisissons donc l’illégalité responsable et solidaire !». C’est une manière de renverser les valeurs et de mettre les discours et les acteurs du pouvoir face à leur propres contradictions. Par ce renversement, ils et elles nous font voir comment se construit ce discours, cette pensée du « consensuellement légal », comment on nous amène à accepter les choses « comme elles sont » et donc ne plus rien changer, mais aussi comment on peut en sortir. Rompre avec ce ron-ron de la légalité est possible et nécessaire. Pourquoi l’initiative de la maison de paille recueille-t-elle du soutien, une forme d’engouement? Parce qu’on a besoin de cela! Un projet en rupture avec la normalité quotidienne. Et son impact symbolique est immense, tel que nous le ressentons en tout cas: c’est l’ouverture du champ des possibles. Et ça marche. On en parle. A quand la prochaine maison de paille? Et si on n’est pas bricoleur/euse, une maison de paille dans son quotidien pourra prendre une autre forme.

Et à plusieurs, la bricole en tout genre ça s’apprend. C’est bien ce qui effraie tant les tenant·e·s de l’ordre, que l’on puisse imaginer se passer d’eux/elles, de leurs expert·e·s, de leur légalité. La question n’est pas d’être dans le cadre de la légalité ou au contraire dans celui de l’illégalité, mais de construire collectivement et solidairement notre avenir à commencer par notre présent qui sont à mille lieues d’Agenda 21, du projet Métamorphose et autres City Management. La « légalité » n’a rien à voir avec la justice sociale !

SeulEs les mortEs ne rêvent plus !

 

 

Collectif «les chercheuses et chercheurs de merde»

 

Lausanne, 1er décembre 2007

 

Par strawdlabale
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Mardi 29 janvier 2008

Vous qui avez suivi, soutenu, visité la maison de paille de Lausanne, nous tenons à vous remercier du fond du coeur, tout d'abord. Et ensuite à vous informer de ce que nous pensons être la vérité.

***

Quelques éléments de réponse

Le collectif Straw d’la bale souhaite vous donner sa version des faits concernant l’incendie qui a ravagé la maison le 21 décembre à 4h00 du matin.

Bien que la police et les médias aient très (trop) rapidement privilégié la thèse d’un accident dû au poêle à bois, nous pensons qu’il s’agit d’un incendie criminel, en nous basant sur les éléments suivants.

Les indices...

1. Selon les rescapés de l’incendie, le seul endroit qui brûlait lorsqu’ils se sont réveillés se trouvait au coin sud-est de la maison, dans l’isolation, sous le plancher. A plus de 3 mètres du poêle. A un endroit aisément accessible de l'extérieur.

2. Selon nos observations, sur les décombres, le segment de poutre du plancher le plus attaqué par le feu, se trouve précisément dans ce coin de la maison. Cela indique qu’il a brûlé plus longtemps.

3. Les analyses comparatives au spectromètre de masse que nous avons mandatées montrent clairement des traces d'essence toujours sous le même endroit de la maison, qui était alors entièrtement dégagé.

4. Si l’on suit l’hypothèse officielle d’une braise tombée du fourneau, qui aurait mis le feu en faisant bouronner la paille de l’isolation, le départ de feu aurait été placé près du poêle, entre les poutres centrales, plutôt que dans le coin de la maison.

5. De plus, si la paille avait bouronné, cela aurait généré de la fumée, qui aurait indisposé les habitants, ce qui n’a pas été le cas.

6. Vers 01h00, au moment de se coucher, tout était normal, puis à 03h30 (soit 15 min avant le départ estimé par les pompiers) quand un des habitants s’est relevé, il n’a rien remarqué de spécial.

7. Au moment où ils sont sortis de la maison pendant l'incendie, l’un des habitants a observé que la porte du fourneau était fermée et que rien ne brûlait à l’intérieur de la maison.

8. On a aussi constaté que les meubles disposés près du fourneau n’avaient pas entièrement brûlé. (Notons aussi la disparition miraculeuse du disque dur d'un ordinateur pendant la brève enquête suivant l'incendie...)

L’hypothèse de l'accident se baserait sur 2 suppositions: qu'une braise parvienne à se glisser entre les planches du plancher; qu'elle parvienne à traverser la bande adhésive qui les joignait par dessous et avoir encore suffisamment d'énergie pour enflammer la paille de l'isolation inférieure.

L'espace entre les planches était de 2 mm maximum. Nous avons essayé, par reconstitution, de faire tomber de la braise incandescente, dans une telle fente: rien à faire. Puis de faire tomber une braise de 2mm d’épaisseur sur de la paille : le feu n’a pas pris.

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Pas de paranoïa...

La première chose qui est venue à l’esprit des rescapés était que qu'ils avaient fait quelque chose de faux, ce qui est typique chez les victimes d'évènements violents au moment de l'état de choc. Ce n’est qu’après avoir réfléchi posément et fait les observations ci-dessus qu'ils ont admis avoir été victimes d’un incendie intentionnel, commis par une ou des personnes malveillantes.

De nombreuses personnes n'en ont pas été surprises, au vu de la médiatisation extrême dont la maison de paille a été l’objet. Certains médias et politiciens avaient appelé de manière répétitive à la destruction de la maison, rendant quasiment légitime aux yeux de certains la mise à feu de cet objet illégal. Rappelons que le 20 décembre, les journaux rendaient publique la décision de la municipalité de reporter le délai d’évacuation au mois de janvier.

Drôle d’enquête...

Nous déplorons que la police judiciaire ait pris les dépositions des rescapés alors qu’ils étaient encore en état de choc, voire médicalisés sous morphine. En fin de matinée, quelques heures après l'incendie, elle privilégiait déjà l'hypothèse de l'accident.

La police n’a pas fait d’appel à témoin, quand bien même la vie de deux personnes a été mise en danger. Suite à tous ces éléments, les rescapés de l’incendie ont porté plainte le 27 décembre pour incendie volontaire, lésions corporelles et mise en danger de la vie d’autrui. Ils appellent toutes les personnes qui auraient été témoin de quelque chose cette nuit-là à se manifester auprès de la police et du collectif Straw d’la Bale.

Mi-janvier, nous avons rendu public les éléments de notre enquête, suite de quoi, le juge d’instruction a cru bon de réactiver la sienne. Reste à savoir si ses investigations ne seront pas de la simple diversion.

A qui profite le crime...

Le 10 janvier, la municipalité a tenté de se débarrasser de ce qui restait de la dynamique créée par la maison de paille en discréditant les constructeurs, et en rompant toute négociation, présente ou à venir avec le collectif Straw d’la bale. La municipalité a annulé le rendez-vous au cours duquel nous devions présenter un projet de maison de paille plus grande, alors qu'elle était censée donner des précisions sur les terrains où pourrait se réaliser cette construction. Cette attitude qui consiste à se saisir de l'hypothèse qui l'arrange, comme le prétexte qu'elle attendait, alors que l'enquête n'est pas close, dénote d'un opportunisme révoltant. En nous traitant de «fumistes», de menteurs et d'incompétents, Brélaz en profite pour dénigrer toute démarche expérimentale qui ne sortirait pas des laboratoires de l'EPFL ou de l'UNIL.

Cependant nous continuons à oeuvrer à la réalisation de ce nouveau projet qui veut mêler habitat vernaculaire et non nuisible, vie communautaire et ateliers, malgré l'hostilité d’une classe politique bétonneuse. Le premier pas dans ce sens est d'établir la vérité sur l'incendie.

Le collectif Straw d'la Bale

Par strawdlabale
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Samedi 26 janvier 2008
Entre morosité et asseptisation, réglementarisme et conformisme, cynisme et fatalité, catastrophisme et indifférence, le chantier d'autoconstruction de la maison de paille a ouvert une brèche dans la réalité ronronnante de la bourgade lausannoise. Nombreuses sont les forces ternes de la grisaille qui tentent de nous museler, nous dénigrer, nous faire disparaître, pour continuer à gérer le désastre à leur guise, mais surtout à leur profit.

Depuis septembre 2007, un comité de soutien s'est formé pour intervenir en faveur de l'expérience d'autoconstruction en paille à l'avenue César-Roux. En novembre, nous nous sommes constitué en association à laquelle tout personne qui adhère à notre démarche est bienvenue. L'incendie ne signifie pas que notre soutien se termine, au contraire. C'est face à l'adversité que la solidarité doit encore plus se manifester!

La cotisation annuelle est de CHF 50.- à verser sur le CCP 17 - 56 80 16 – 9, à Lausanne (depuis l'étranger, No IBAN: CH 04 0900 0000 1756 8016 9, code BIC de Postfinance POFICHBEXXX).  On peut trouver des bulletins de versement au P'tit Bar, près du pont Bessières et au magasin Arthénia, rue Près-du-Marché.En ces périodes difficiles, tout don est naturellement très apprécié. Le comité se réunit environ tous les 15 jours. N'hésitez pas à nous contacter à autoclausanne(at)no-log.org pour savoir la prochaine date de réunion.


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Par strawdlabale
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Lundi 21 janvier 2008

Communiqué au sujet de la maison en bottes de paille rue César-Roux 30 bis, 31 août 2007


Considérant:

  • Le rôle central de l’habitat dans la notion d’écologie (oikos = maison en grec).
  • L’explosion spéculative des prix du terrain, excluant la plupart des alternatives sociales et abordables.
  • Le manque durable de logements et l’élévation des loyers, permis notamment par l’adaptation des loyers au prix du marché.
  • La réticence intéressée des milieux immobiliers et bancaires vis-à-vis de la construction écologique (matériaux, économies d’énergie, architecture intégrée à l’environnement biologique)
  • L’imminence de la crise énergétique, due à la croissance économique exponentielle et à l’épuisement des ressources fossiles (pic pétrolier).
  • Le changement climatique causé par les émissions de gaz à effet de serre, enfin incontestable mais toujours pas enrayé, croissance oblige.
  • L’augmentation générale des nuisances accompagnant ce mode de vie industriel.
  • L’extrême lenteur de l’évolution des pratiques constructives, l’inertie des normes et des lois, accentuées par les groupes d’intérêt qui profitent des pratiques actuelle.
  • La dépendance extrême des individus à ces groupes d’intérêt qui les exploitent, notamment dans le domaine de l’immobilier.
  • L’incapacité des institutions à considérer que leur but devrait être de ne plus être nécessaires… c’est-à-dire d’encourager l’autonomie, comme un médecin devrait viser à ne plus avoir de clients.

Etant persuadé-e-s de la nécessité urgente :

  • De concevoir des habitats intégrés dans les cycles biologiques (matériaux de construction, eaux usées, excréments et combustibles) comme alternative à ce mode de vie insoutenable.
  • D’une culture d’auto-organisation et d’entraide indépendante comme fondement de changements sociaux en profondeur.
  • D’acquérir des connaissances et de l’expérience hors du salariat pour libérer les énergies créatives des individus.
  • De la diffusion massive de savoir-faire suffisamment simples pour être accessibles à tou-te-s, pour la satisfaction autonome des besoins vitaux.
  • De prendre nos vies en main sans la peur permanente de l’insécurité.

Nous avons choisi :

  • D’occuper ce terrain car l’urgence de la situation considérée ci-dessus de se résoudra pas en respectant les règles qui y ont amené.
  • D’y construire une maison en bottes de paille enduites de terre et de chaux, soit des matériaux locaux, recyclables et économes en énergie grise.
  • De relier cette maison à une phyto-épuration et à des toilettes à compostage, pour le traitement biologique des eaux grises et des excréments.
  • De construire sur pilotis, d’éviter de couler la moindre dalle de béton, pour n’avoir aucune empreinte définitive sur le terrain.
  • De le faire en ville pour être visibles et avoir un maximum d’échanges avec les gens intéressés par les principes d’autonomie et d’écologie radicale.
  • De faire de ce chantier un grand échange de savoirs, appuyé par des professionnel-le-s, en mixité hommes-femmes, avec le moins possible de spécialisation.
  • De ne pas démolir avant d’avoir fait aboutir notre expérience.

 

Le collectif Straw d’la Bale

Par strawdlabale
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